Hier soir, en fermant la lumière du salon avant d’aller dormir, je me souviens très clairement avoir eu une excellente réflexion à développer ici.
Si seulement je pouvais me souvenir de ce que c’était.
J’ai régulièrement des pensées, des réflexions, des idées pour ce blog, des choses que je souhaite développer en les écrivant (parce que j’ai parfois l’impression de ne réussir à analyser qu’en écrivant). Évidemment, j’ai toujours ces flashs quand je suis dans mon lit, dans l’autobus, au boulot, dans un moment où je ne peux ni post-iter l’idée, ni, encore mieux, attraper mon portable et mes écouteurs et créer.
Là, ce soir, je suis seule, j’ai envie d’écrire, j’ai le temps… et je suis là, devant mon écran, et je trouve rien à écrire. Je cherche et je cherche et c’est le vide, c’est bête. À croire que je n’ai plus aucune autonomie sans post-it.
Les post-it, c’est le mal.
Ces temps-ci, je passe la plupart de mon temps libre sur Au Nord des Montagnes. J’essaie d’augmenter la vitesse d’écriture parce que la pression pour le lire devient forte. Les lectures critiques ont commencé aussi. Je fais rarement cela, mais deux personnes ont commencé à le lire malgré le fait qu’il y ait des trous partout.
(je vais vous offrir la liste que m’offre le random de mon Blackberry au cours de l’écriture, tiens.)
[Take a bow - Muse]
Au début de ma vie d’écriture, je créais du drame sentimental. Des histoires d’amour, mais aussi des épreuves difficiles. La règle instaurée depuis le tout premier manuscrit est toujours en règle: une seule mort par histoire. Un seul personnage – principal ou secondaire – qui perd la vie pour bouleverser celle des autres (je me demande maintenant avec ANDM si je ne vais pas devoir briser justement cette règle – la seule que j’aie d’ailleurs, je manque de discipline pour en supporter plus qu’une à la fois).
Au tournant de la vingtaine, j’ai dérivé dans le drame psychologique. J’ai réussi – enfin j’espère – à délaisser l’histoire d’amour de Coincidence au profit du deuil de Mariepier (au bout de la quatrième version, mais bon).
Parce que je n’ai plus besoin de déverser toutes mes émotions dans mes histoires, j’ai l’impression de pouvoir passer à l’étape suivante.
[Opening - Philip Glass]
Quelque chose qui m’a surprise également, c’est de réaliser que, pour la première fois de ma vie, j’écrivais une histoire pour qu’elle soit lue. Quand j’écris ANDM, je pense beaucoup à vous. Cela parait uniquement dans l’effort que je mets dans la structure du manuscrit. Dans les chapitres attitrées. Les chapitres légués. La différence d’écriture selon le chapitre. L’importance de l’écriture de la dérape…
Je n’en dis pas plus. Je « brefise ».
Bref.
Il avance, mais pas assez vite. J’ai néanmoins l’utopie de croire qu’il sera terminé cet hiver.
[All the love in the world - NIN]
[Carry on... screaming - London After Midnight]
Bah oui, j’ai eu une panne d’idée qui a duré plusieurs minutes. Ça m’énerve de ne pas me souvenir de mon idée d’hier soir.
[Firth to firth - Genesis]
Et une distraction. Sinon aujourd’hui, en allant chercher mon fils avec la poussette (qui était vide à l’aller avec le but de la remplir pour le retour), je me suis surprise à m’imaginer que quelqu’un me regarde, regarde la poussette vide, s’arrête puis me dise: « Madame, votre poussette est vide, auriez-vous oublié votre bébé? ».
J’espère que ça ne m’arrivera jamais, parce qu’alors, je serai obligée de dire: « Quoi?! Oh mon dieu! Vous avez raison! Je retourne le chercher! » et de repartir en courant dans le sens inverse.
Avec une question aussi absurde, je ne vois que ça à répondre,
Vous allez me dire « Oui, mais on sait jamais ».
En effet. On sait jamais.
[Pieces from de whole - Trent Reznor SDT Social Network]
C’est vraiment un des articles les moins productifs que j’aie écris. Mais j’avais ce besoin. J’ai fréquemment besoin d’écrire. De m’enfermer au centre de la musique, du clavier et des mots. Quand je ne sens pas d’inspiration assez romancée ou intense pour le manuscrit, alors je me réfugie ici.
Il y a une leçon à retenir de tout ça.
Acheter plus de post-it.
Maryse
12 octobre 2011 at 6 06 59 105910
Super… au contraire j’ai bien aimé cet article… j’adore voir que je ne suis pas la seule que mon cerveau pense toujours… (avec ton histoire de poussette) J’adore te lire !
xx